Gignac dérape sur la fusillade de Toulouse

Un tireur a ouvert le feu lundi matin devant un collège juif de Toulouse, tuant quatre personnes. Un drame largement commenté sur Twitter. Des messages de soutien, des pensées pour les familles des victimes mais aussi des mots très durs pour condamner cet acte de barbarie. Et au milieu de toutes ces réactions, celle, plus étrange, du footballeur André-Pierre Gignac.

L’ancien joueur de l’équipe de France connaît bien la Ville Rose pour avoir joué au TFC pendant trois ans. Inscrit depuis plusieurs mois sur le site de microblogging, « APG » a pris l’habitude de commenter l’actualité sportive et les résultats de l’OM mais l’avant-centre marseillais s’étend rarement sur des faits divers. Lundi matin, « Dédé » Gignac prend son iPhone et fait part de son indignation sur son compte Twitter.

Dans ce message publié aux alentours de 11h, Gignac adresse donc un message de soutien « aux familles de la fusillade à Toulouse ». Là-dessus, personne ne trouvera rien à redire. Les hashtags qui suivent ce mini-post sont, en revanche, beaucoup plus tendancieux. Gignac dans le texte : #peinedemortetchaiseelectriquederetour. Pour ceux qui n’ont pas l’habitude de suivre Twitter, quelques espaces vous faciliteront la lecture : « peine de mort et chaise électrique de retour ».

Il efface son tweet et s’excuse

Une demi-heure plus tard, Gignac se rend compte qu’il a peut-être été un peu loin. Il efface son tweet pour en republier un. Mais cette fois, bizarre, bizarre, les hashtags ont été changés ! Son commentaire sur la peine de mort n’apparaît plus. Mais rien ne s’efface sur le web, Monsieur Gignac, la capture d’écran (ci-dessus) en est la preuve.

Trois minutes après son rétropédalage, Gignac s’excuse cette fois.

Des excuses. D’accord. Mais n’aurait-il pas mieux fait de réfléchir à deux fois avant de parler publiquement de chaise électrique…

Cette article à été publié en Non classé et taggué , , , , , , . Sauvegarder le lien permanent.

21 Réponses à Gignac dérape sur la fusillade de Toulouse

  1. Ely Azrel levy dit:

    Il y a deux Mohammed qui se font face.

    Ils ont 23 et 24 ans. Ils auraient pu se retrouver dans la même classe, partager les mêmes jeux, grandir ensemble.
    Le premier a choisi l’armée française. Il est parachutiste dans un régiment qui a participé à la guerre en Afghanistan.
    Le second se réclame de la nébuleuse d’Al Qaeda.
    L’un s’est engagé au service de la République tandis que l’autre l’exècre.
    Ils sont Français tous les deux. Ils ont en commun des origines, une couleur de peau. C’est beaucoup et c’est si peu.

    Leurs vies se sont fait face quelques secondes. Mohamed fait feu sur Mohamed.

    Mohamed Legouad est mort. Sur son cercueil, ses camarades ont déposé le drapeau Français comme ultime hommage.
    Mohamed Merah cherche désormais à donner un sens politique à son crime là où il ne restera que la trace de sa folie meurtrière.

    Voilà ce que nous devons rappeler pour conjurer tout risque d’amalgame entre le geste d’un criminel fanatique et les Français d’origine maghrébine. C’est contre la Nation que Mohamed Merah a tiré. Et c’est un autre Mohamed qui en est aujourd’hui le symbole.

  2. gusgus dit:

    Je constate simplement que Gignac est plus agile avec sa langue qu’avec ses pieds mais je respecte ses paroles.
    Malheureusement nous vivons dans un pays ou on ne peut plus rien dire. La liberté d’expression est toujours à sens unique.

  3. Brillant dit:

    il a eu raison de dire ce qu’ il pense! ça suffit ces polémiques ridicules

  4. roddi dit:

    bravo!!!
    nous sommes nombreux a penser comme vous et bravo gignac pour ta reaction a chaud!!!

  5. jumina dit:

    IL a tout a fait raison, pas d’état d’ame et on devrait meme pasdepenser un centimes pour le juger et le garder vivant …oups il a tente de s’echaper

  6. JJ dit:

    Enfin une belle poignée de n’importe quoi avec un petit retour des pro peine de mort… au lieu de se garder de tout commentaire dans ces moments la… La liberté de parole sur tous ces sites d’info devient dangereuse et déplacée. Cet assassin prendra perpétuité tout simplement et c’est la meilleure chose qui puisse arriver pour tout le monde. On le tue? et après, l’exécuter est un « cadeau » un « service » a ne pas lui rendre. Mais au point ou en est, ce criminel qui est tout sauf irresponsable, ne nous offre rien d’autre que la terreur de l’incertitude de son prochain acte. Et que l’on ne s’y trompe pas, si il ne finit pas sa vie en prison ou abattu, il mettra fin à ses jours après un carnage de plus.