Le management selon Hollande et Blanc

Les deux présidents vont dévoiler une partie de leur liste mardi. François Hollande, tout d’abord, qui après avoir été investi, va donner le nom de son Premier ministre, puis des membres du gouvernement. De l’autre côté, Laurent Blanc, va devoir, lui aussi, trancher et indiquer les joueurs présélectionnés pour l’Euro 2012. Des choix difficiles et un management pas toujours évident.

Le plus gros problème. Choix cornélien que celui de nommer son futur Premier ministre. Si Jean-Marc Ayrault, le député-maire de Nantes, semble le mieux placé pour occuper ce poste, Laurent Fabius et surtout Martine Aubry n’ont pas dit leur dernier mot. De son côté, « Lolo » se pose aussi beaucoup de questions sur l’homme à qu’il va confier les clés du camion. Prendre ou ne pas prendre Yoann Gourcuff, cette décision doit le hanter depuis plusieurs semaines. Mais une chose est sûre : sur le perron de l’Elysée comme à Clairefontaine, ces choix donneront un signal fort au futur système de jeu.

Les incontournables. Heureusement qu’ils sont là, eux ! Ceux sur qui Hollande et Blanc peuvent compter sans trop se poser de questions. Leurs noms font toujours l’unanimité parmi les conseillers. Pour celui qui a remporté l’élection présidentielle il y a 10 jours, pas de souci pour Vincent Peillon (qui devrait récupérer le ministère de l’Education), ni pour Manuel Valls, son conseiller en communication pendant la campagne (qui se voit déjà à l’Intérieur) ou encore Michel Sapin (qui devrait hériter de Bercy). Après avoir pris Karim Benzema, Florent Malouda ou encore Franck Ribéry, Laurent Blanc devrait cette fois faire confiance aux tauliers des Bleus. Hugo Lloris, Steve Mandanda et Yann M’Vila.

Les amis récompensés. L’impartialité doit être le premier critère quand on occupe un poste aussi important. Mais difficile de ne pas penser à ses amis de toujours quand on arrive au pouvoir. Hollande devrait donc suivre cette logique et attribuer un petit quelque chose à Stéphane Le Foll (le lancer pour un beau poste au PS) et à Jean-Yves Le Drian (pressenti à la Défense). Au moment de donner les noms des présélectionnés, Laurent Blanc pensera certainement à Alou Diarra, mardi soir.

Les petits nouveaux. Là aussi, le procédé est souvent le même. On récompense les fidèles lieutenants, ceux qui ont bossé sans rechigner. « Aux serviteurs, la patrie reconnaissante » pourrait être la maxime de François Hollande et Laurent Blanc. Pour le premier, difficile de ne rien donner à Valérie Fourneyron, députée-maire de Rouen (pressenti aux Sports), Marisol Touraine (qui pourrait être nommée aux Affaires Sociales) ou Najat Vallaud-Belkacem. Du côté des Bleus, Olivier Giroud ou Mathieu Debuchy ont de grandes chances d’avoir leur nom sur l’affiche.

Ceux qui posent problème. « Sur les 15 premiers, tout le monde est d’accord. Les difficultés viennent avec les derniers ». Une phrase signée Raymond Domenech, sur son compte Twitter, qui résume parfaitement la situation. Lui aussi a bien connu cette expérience délicate et ces choix compliqués. Dans l’équipe de François Hollande, le cas Pierre Moscovici, directeur de campagne, n’est pas simple à régler. Secrétaire général de l’Elysée (trop petit pour lui visiblement), les Affaires étrangères, le pronostic n’est pas évident. Problématique différente concernant Cécile Duflot, première secrétaire des Verts, mais tout aussi difficile. Enfin, Arnaud Montebourg, qui a fait un très bon score à la primaire, n’est pas évident à traiter. A Clairefontaine, Laurent Blanc devra statuer sur le sort de Mathieu Valbuena, Loïc Rémy ou encore Marvin Martin.

Pas de surprise. Les deux présidents ont décidément de nombreux points communs. A priori, pas de Pascal Chibomda, d’invités surprise de dernière minute dans les deux listes du jour. Le changement, c’est maintenant. Pour trancher radicalement avec le style de leurs prédécesseurs (Sarkozy et Domenech) qui ont souvent fait des vagues, Hollande et Blanc devraient miser sur un groupe uni, rassemblé et sans trop de fortes têtes.

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Hollande a déjà porté le maillot d’Arsenal

Dans une autre vie, notre nouveau président aurait rêvé être l’avant-centre des Diables Rouges (pas l’équipe de Manchester United mais de… Rouen). Mais en bon communiquant, François Hollande est capable d’enfiler n’importe quel autre maillot pour les photographes. Depuis mardi, une vidéo circule sur le net où on le voit avec le maillot d’Arsenal.

Sur cette vidéo (qui date de juin 2011), on aperçoit le président de la République en pleine séance de tirs au but, avec Laurent Koscielny, l’arrière de l’équipe de France qui évolue à Arsenal. A l’époque, François Hollande, président du Conseil général de Corrèze avait invité le défenseur des Bleus, originaire de la région, pour une rencontre avec les jeunes footballeurs de Tulle.

Hollande plutôt gauche devant le but (à partir de 0’35) :

http://www.dailymotion.com/videoxjfzsz

Il adore le foot, ce n’est plus un secret pour personne. Espérons pour lui qu’il ait le temps de pratiquer un peu pendant son mandat. A en juger par ses deux shoots dans cette vidéo, le nouveau président est plus pieds carrés qu’ambidextre…

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , , , | 5 Commentaires

François Hollande fait peur à la Ligue 1

François Hollande est le nouveau président de la République. Ce changement inquiète déjà certains footballeurs. Préoccupés par le retour de la retraite à 60 ans ou par celui sur la réforme territoriale ? Pas vraiment… Non, les footeux, eux, sont visiblement très angoissés par la fameuse « taxe crampon » (qui prévoit d’imposer à 75% les salaires au-delà du million d’euros par an) qu’entend faire passer le nouveau président.

Aucun joueur n’a pris la parole après l’élection de François Hollande mais ce sont leurs agents qui s’en sont chargés. « Des joueurs m’ont appelé dès le résultat de l’élection pour me dire qu’il fallait se pencher sur leur avenir parce qu’ils n’envisagent pas d’être imposés à 75%, certains pensent déjà à partir », a prévenu sur RMC Christophe Hutteau, agent notamment de Mathieu Valbuena.

Pour rassurer ses protégés, ce businessman du foot évoque à demi-mot la possibilité d’une future cohabitation. « Je leur dis que la loi n’a pas été votée et qu’il faut attendre les législatives pour savoir s’il va pouvoir mettre en œuvre sa politique ». Si l’idée d’une victoire de l’UMP n’est pas écartée, elle semble tout de même peu probable. Et si la gauche obtient une majorité confortable à l’Assemblée, elle aura toutes les clés pour faire passer son programme.

Fourneyron très ferme sur le sujet

Il y a moins d’un mois, nous avions contacté Valérie Fourneyron, pressentie par beaucoup pour être la future ministre des Sports. Elle avait été très claire sur la « taxe crampon ». « Bien sûr, elle sera appliquée. Dans la première année de son mandat », avait même avancé la député-maire de Rouen.

Frédéric Guerra, lui aussi agent de joueurs de Ligue 1, a agité sur RMC le chiffon de l’exode des joueurs. « Il y aura très peu de joueurs étrangers qui viendront jouer en France. Ça risque d’affaiblir financièrement les clubs. Ça ne suffira pas aux joueurs de ne plus bénéficier que de 170 000 euros sur un million d’euros. Les clubs devront augmenter les salaires et je ne vois pas aujourd’hui quelle trésorerie leur permettra de le faire. Globalement, les portes à l’étranger sont ouvertes ».  Et si on perdait André-Pierre Gignac et Yoann Gourcuff ?

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , , , | 21 Commentaires

Hollande roule pour Quevilly

Samedi soir, François Hollande ne sera pas candidat mais supporter. Il a tenu à assister à la finale de la Coupe de France entre les amateurs de Quevilly et l’Olympique Lyonnais. Et dans cette confrontation, le candidat PS à la présidentielle a visiblement choisi son camp, ça sera Quevilly.

Natif de Rouen, François Hollande n’a pas choisi de rester neutre pour cette finale. Interrogé par Jacques Vendroux, directeur du service des sports de Radio France, François Hollande a affirmé qu’il supportera les Normands, samedi soir au Stade de France. Le petit pot de terre contre le petit pot de fer, l’histoire est belle, le choix facile. « Je suis pour Quevilly. Tant pis pour Gérard Collomb (maire de Lyon, ndlr), pour le club de Lyon que j’aime beaucoup, je suis pour Quevilly ».

« Tant pis pour Gérard Collomb et pour Lyon » (à partir de 22’50)

http://www.dailymotion.com/videoxqekdg

Sarkozy reste neutre

Invité de RTL vendredi matin, la question a bien évidemment été posée à Nicolas Sarkozy. Et pour la finale de la Coupe de France, Nicolas Sarkozy a choisi son habit de président.  « Je trouve que Quevilly a fait un match absolument extraordinaire contre Rennes », a-t-il expliqué. « Et en même temps, j’aime beaucoup Lyon depuis longtemps parce que je vais à Gerland, que je trouve que Monsieur Aulas a fait un travail absolument remarquable. Ce que j’espère surtout, c’est que ça sera un autre spectacle que la finale de la Coupe de la Ligue entre l’OM et l’OL ou c’était un peu la finale de la peur ». Neutralité oblige, Nicolas Sarkozy n’a pas choisi son camp. 

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

L’équipe-type du quinquennat

François Fillon : c’est un gros travailleur. Comme tous les gardiens, il répète ses gammes, ses sorties, les bons gestes. Discret, il fait le boulot sans demander son reste. Son profil est comparable à celui d’un Mickaël Landreau. Il prend des coups mais se relève à chaque fois. Il donne tout pour l’équipe mais il est rarement récompensé. Sa cote de popularité est toujours très haute et ça énerve souvent son capitaine.

Claude Guéant : première qualité, fidèle. Depuis son accession au pouvoir, Claude Guéant s’est toujours battu pour son gardien, quitte à mettre son corps en opposition sur les actions dangereuses. Comparable à un Carles Puyol (exception faite de la chevelure folle) condamné à rester dans l’ombre des stars de l’équipe, il a su provoquer son destin. Le défenseur du Barça a envoyé l’Espagne en finale de la Coupe du monde grâce à une tête géniale contre l’Allemagne, le 7 juillet 2010. Guéant a suivi l’exemple. Sept mois plus tard (le 27 février 2011), il force la porte de la place Beauvau.

Eric Woerth : comment ne pas rendre hommage au Jérémy Toulalan du gouvernement. Bouc-émissaire des journalistes-arbitres, il ne bronche jamais et défend son équipe. Habituellement, il joue un peu plus haut. Mais Nicolas Sarkozy a choisi de le replacer en défense centrale pour l’Affaire Bettencourt. Même après son départ forcé du gouvernement, il n’a rien dit. Un joueur prêt à se sacrifier pour le collectif, c’est indispensable.

Brice Hortefeux : latéral droit inusable, son apport offensif a été très important pendant le quinquennat. Son modèle, Christophe Jallet. Comme lui, il n’hésite jamais à monter et mettre la semelle quand la tension monte. Comme lui, il est contre la taxe à 75% proposée par François Hollande.

Fadela Amara : sur son aile gauche, elle est intenable. Grandes courses vers l’avant, grigris et gestes techniques « joga bonito » qui déstabilisent la défense adverse. Comme les pralines de Roberto Carlos, une fois sur dix, ça va au fond. Sarkozy a essayé de recadrer cet électron libre à plusieurs reprises. Mais rien n’y fait, Fadela l’insoumise n’écoute pas les consignes. Récemment, elle a même dit qu’elle voterait pour Hollande.

Michèle Alliot-Marie : son atout, la polyvalence. Comme un bon milieu, elle peut jouer à tous les postes (en Défense, à l’Intérieur, aux Affaires étrangère, …). Elle mouille le maillot pour son équipe sans compter. ça se voit et ça paie. Résultat : elle est tout le temps titulaire.

Roselyne Bachelot : plutôt culotté de la mettre à ce poste. Ah bon ? Pas tant que ça. Avec son grand gabarit, elle pèse sur les défenses adverses. Et puis, Roselyne, c’est le talent à l’état pur. Quand tous les joueurs veulent les derniers crampons High-tech, elle fait des passements de jambe incroyables avec des Crocs roses. Chapeau l’artiste.

Nicolas Sarkozy : eh oui, c’est lui le « boss », le capitaine. Comme de nombreux numéros 10 très superstitieux, Nicolas Sarkozy a ses petites habitudes, des tocs qu’il doit répéter avant chaque match : le stylo qu’il capuchonne et décapuchonne en permanence, son incontournable assiette de chouquettes dans sa loge, les haussements d’épaules…Mais on lui pardonne tous ses grigris et ses excès, normal pour la star de l’équipe. Et le détail qui tue, comme capitaine Beckham, il a sa wag à la maison.

Eric Besson : sur son aile gauche, il se dépense énormément. Quand son capitaine lui confie une mission, il accepte sans broncher. Son gros défaut, les centres. A l’instar de Jérôme Rothen à Paris, il est parfois maladroit. Son capitaine lui a aussi reproché de twiter un peu trop après les matches.

Frédéric Lefebvre : teigneux, jamais battu, il court sur tous les ballons et fait le pressing très haut. Son modèle : Mathieu Valbuena. A force de critiquer la gauche, le capitaine a fini par lui filer une récompense (secrétaire d’Etat au commerce). Un peu comme Valbuena, c’est un artiste incompris, une sorte de Zadig et Voltaire de la politique.

Nadine Morano : Nadine, ce n’est pas une vulgaire Brandao qui marque une année sur deux en Coupe de la Ligue. Véritable renard des surfaces, elle ne rate jamais une occasion pour piquer au vif l’adversaire. Efficace en contre et pas maladroite de la tête. Signe particulier : comme Ronaldinho, Nadine adore la samba et n’a rien contre un petit slam.

Remplaçants : David Douillet (comme Gignac, il est trop lourd pour jouer toute une rencontre mais il peut faire la différence sur un malentendu), Frédéric Mitterrand (comme Figo, passé du Barça au Real, il faut toujours avoir un opportuniste dans une équipe), Nathalie Kosciusko-Morizet (un peu jeune, mais très bon joker dans le money-time), Alain Juppé (il peut apporter son expérience, notamment en Coupe d’Europe, pour les matches importants).

** Un grand grand merci à Mickaël Robin pour cette infographie. Comme diraient les lauréats des Cesar, « sans lui, rien n’aurait été possible ».

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 3 Commentaires

Les JO et des salles de sport pour Sarkozy

Nicolas Sarkozy est un grand fan du PSG et du Tour de France. Là, je ne vous apprends rien. Le président de la République l’a encore répété, jeudi sur matin sur Europe 1, « le sport est essentiel » pour lui. Mais la traduction politique est moins évidente. Son bilan en matière de sport est d’ailleurs très critiqué par l’opposition. Le candidat UMP ne veut pas pour autant mettre le pied à terre et avance quelques propositions pour les cinq ans à venir. Après François Bayrou, François Hollande, Marine Le PenJean-Luc Mélenchon, dernier volet de notre série sur la présidentielle.

Dans son entourage, on défend comme on peut son bilan. « Nicolas Sarkozy s’est énormément investi sur ce sujet depuis 2007″, nous confirme-t-on au QG de campagne. « Il a quand même obtenu l’organisation de 15 événements sportifs en France (comme les championnats du monde de judo en 2011, l’Euro 2016 et les mondiaux de handball en 2017) ». Et les JO d’hiver de 2018 à Annecy ? « C’est un peu plus un couac », reconnaît-on à demi-mot.

Une enceinte sportive à moins de 15 minutes

En 2007, Nicolas Sarkozy avait également promis que le budget du sport « serait de 3% du budget total ». Cinq ans plus tard, il est de… 0,15%. « La crise est passée par là », affirme-t-on à la Mutualité. Etrangement, on ne s’appesantira pas davantage sur le bilan du chef de l’Etat et on préfère passer directement aux propositions du candidat, dévoilées lors d’un déplacement du candidat UMP dans le Val d’Oise.

La première dégainée est la création d’équipements sportifs (notamment des salles multisports et des piscines). Une mesure et une formule : « chaque Français doit habiter à moins de 15 minutes d’une enceinte sportive ».  Dans les faits, cette proposition plutôt alléchante trouvera certainement une application délicate. Les créations se feront via les collectivités territoriales qui sont pour la plupart à… gauche.

Autre projet qui tient à cœur du président : la création d’établissements scolaires spécialisés dans le sport. Là aussi, une formule choc à l’appui : « cours le matin, sport l’après-midi ». Nicolas Sarkozy souhaiterait créer 200 collèges et lycées lors du prochain quinquennat.

Les JO en 2024, un tremplin pour le « Grand Paris »

Lors de sa journée sport, jeudi dernier dans le Val d’Oise, il a créé un certain effet de surprise en annonçant sa volonté d’organiser les JO d’été, à Paris en 2024. « L’idée est surtout de s’inspirer de l’exemple londonien », nous précise-t-on dans son équipe de campagne. « Ça serait un formidable catalyseur pour le projet urbain du Grand Paris ». 100 ans après les premiers jeux d’été, la proposition est plutôt séduisante. Une idée qui pourrait être reprise même si Nicolas Sarkozy n’était pas le prochain président.

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , , | 1 Commentaire

Une équipe de 100 sportifs derrière Hollande

Prenez un sujet peu traité dans la campagne, le sport. Trouvez 100 soutiens avec quelques noms connus au milieu et présentez-les à 100 jours des Jeux Olympiques de Londres. Ajoutez l’ex-gendre de Jacques Chirac et ancien judoka, Thierry Rey, pour piloter ce comité et vous obtiendrez un coup de com’ parfait.

Révélés par le Parisien, ils sont 100 sportifs à soutenir François Hollande. Parmi eux, de nombreux handballeurs (Joël Abati, Bruno Martini, Patrick Cazal, Daniel Costantini, Vincent Gérard, Olivier Krumbholz) mais aussi des rugbymen (Pascal Papé, Serge Simon, Jean-Claude Skrela), des boxeurs, des patineurs, des kayakistes, des arbitres et même un vainqueur de Coupe de France de… water-polo. Un autre chiffre est avancé par le PS, 17 médaillés olympiques, 27 champions du monde.

De nombreux sportifs à la retraite

Au PS, on a clairement choisi son camp. « Il y a énormément de sports représentés », explique Pascal Bonnetain, le Monsieur Sport de la campagne de François Hollande. « Il n’y a pas uniquement des footeux. C’est la meilleure représentation possible du sport français ».

Pour le coup de com’, on ne boude donc pas son plaisir au QG du candidat PS. Mais en regardant la liste de plus près, quelques précisions s’imposent. La première qui saute aux yeux, c’est la présence de nombreux retraités dans cette liste. Plus de la moitié d’entre eux (oui, oui, j’ai compté) ont arrêté le haut niveau depuis un moment. Deuxième remarque, beaucoup de sportifs sont inconnus, même pour les incollables de sport capables de faire des nuits blanches devant du curling.

Des rugbymen mais pas de footballeur

Si le handball est le sport le mieux représenté, les rugbymen ne sont pas en reste avec la présence notamment de Pascal Papé, vice-champion du monde en octobre dernier avec les Bleus. Des rugbymen mais très peu de footballeurs (Abou Cissé, ancien joueur ivoirien, Patrick Revelli, Gilles Rampillon, Pape Diouf et Vikash Dhorasoo figurent dans la liste). Mais pas de Gignac, Gourcuff ou Ribéry. Bizarre, bizarre. Peut-être que la proposition de taxer à 75% les revenus supérieurs à un million d’euros par an les a dissuadés…

Et à en croire le PS, on n’aurait pas trop forcé la main pour avoir ces soutiens. « On n’a pas fait un fort lobbying, ce sont les sportifs qui sont venus vers nous », affirme Pascal Bonnetain qui a quand même glissé le nom de son fils dans la liste. Toujours est-il qu’à 5 jours du premier tour, cet appel des 100 tombe parfaitement.

>>> Retrouvez ici la liste des 100

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , , , , , , , , , , | 3 Commentaires

Mélenchon veut taxer Nike et Adidas

Jean-Luc Mélenchon détesterait le sport. « Rumeurs de campagne », nous rétorque son entourage. « C’est vrai qu’il n’est pas fan du haut niveau mais il s’intéresse au sport », nous confie Eric Coquerel, fidèle lieutenant du candidat du Front de gauche. Et même si ce n’est pas l’un de ses thèmes favoris, des idées émergent de son programme.

Lui-même l’a confirmé lors de son intervention sur le sport, à Ivry, le 10 mars dernier. « Je ne suis certainement pas un grand penseur de l’activité sportive mais j’ai compris de quoi il s’agit et je regarde ce sujet comme tous les autres, avec la même terrible détermination ». Une détermination pour ses sympathisants, un leitmotiv pour ses détracteurs. Mais force est de constater que son programme pour le monde du sport ne révèle aucune surprise. « Définanciarisation », « plafonnement salarial »,… les mots sont les mêmes.

Pas d’équipe nationale pour les exilés fiscaux

« Jean-Luc Mélenchon veut aussi redonner des moyens au monde du sport », explique Eric Coquerel, l’un de ses conseillers spéciaux. « Aujourd’hui, le budget des sports représente 0,15% du budget global de l’Etat. Nous voulons le doubler dans un premier temps, puis tendre vers 1% ».

Et pour récupérer de l’argent, même en matière de sport, Jean-Luc Mélenchon vise les mêmes ennemis, le monde de la finance. « Il veut taxer les équipementiers sportifs. Un prélèvement de 1% sur leurs bénéfices effectués en France pourrait être envisagé », pense Eric Coquerel. C’est la grosse innovation de son programme. Reste à en connaître les modalités d’application.

Autre ennemi du candidat du Front de gauche, les exilés fiscaux. Pas question pour Jean-Luc Mélenchon d’épargner les sportifs de haut niveau, domiciliés en Suisse ou à Monaco. Il veut même leur interdire de porter le maillot national. Une mesure qui pourrait poser un gros problème aux tennismen tricolores (Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils vivent en Suisse) et à l’équipe de France de Coupe Davis.

Des salaires limités à 40.000 euros au PSG ?

Toujours à Evry, le troisième (quatrième ?) homme de cette élection présidentielle a édicté un souhait fort pour le monde du sport : « gérer un club sportif comme une entreprise est un contre-modèle. Il faut redonner le pouvoir au monde associatif ». On comprend mieux pourquoi il est contre la cotation boursière des clubs.

Dernier point non négligeable, les salaires. Comme pour le reste des travailleurs, Jean-Luc Mélenchon milite pour un « salaire plafond ». Pour le sport, les chiffres sont les mêmes, c’est à dire pas d’écart supérieur de 1 à 20 entre le salaire le plus bas et le plus haut dans chaque entreprise. Prenons un exemple simple : si un employé du PSG perçoit 2.000 euros par mois (estimation plutôt haute), Javier Pastore (joueur le mieux payé actuellement) ne pourra pas toucher plus de 40.000 euros par mois. Aujourd’hui, il émarge à 350.000 euros mensuels…

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , , , , , , | 13 Commentaires

Le Pen veut plus de joueurs français

Pour le troisième décryptage de cette campagne présidentielle, c’est au tour de Marine Le Pen. A part son coup du carton rouge, la candidate frontiste n’a fait aucune référence directe au sport. Et pourtant, le FN affirme avoir quelques idées sur la question.

Si elle était élue le 6 mai prochain, Marine Le Pen prévoit de prendre immédiatement une « mesure symbolique », nous précise-t-on dans son équipe de campagne. A l’occasion du 20e anniversaire de la catastrophe de Furiani, la Ligue de football a décidé d’annuler les rencontres professionnelles ce jour-là. Le FN va plus loin et ne veut plus jamais de match officiel le 5 mai.

Taxe sur les transferts et abrogation de l’arrêt Bosman

Ça,  c’est pour le côté symbolique. Pour le reste, « elle veut lutter contre les dérives de la financiarisation du monde du sport, et plus particulièrement du football », explique Eric Domard, directeur de cabinet de Marine Le Pen. Quatre mesures concrètes sont avancées dont l’abrogation de l’arrêt Bosman. Depuis 1995, il n’est plus possible de limiter aux clubs de foot le recrutement de joueurs extracommunautaires. Autrement dit, une équipe de foot peut être aujourd’hui composée de Brésiliens, Portugais, Algériens, Japonais, Français,…

Marine Le Pen ne veut plus de cette non-limitation. « Elle veut plus de joueurs français », lance Eric Domard, son conseiller sport pour la campagne. « Pour relancer la formation des joueurs locaux, il faudra limiter le nombre de joueurs extracommunautaires en accord avec les partenaires européens ». Et revenir à la limite de trois joueurs par équipe (imposée avant l’arrêt Bosman) ? « Il faudra voir, on pourra en discuter ».

Toujours pour lutter contre les dérives du « sport-business », Marine Le Pen propose de « taxer les transferts de joueurs, d’instaurer un plafonnement salarial dans les clubs et de limiter le nombre d’investisseurs étrangers lors d’un rachat de club ». Par ailleurs, la candidate frontiste veut aussi « accentuer le soutien financier pour les clubs amateurs ».

« La taxe à 75%, une mesure électoraliste »

Même s’il s’agit de sport, le FN en profite quand même pour placer quelques tacles bien appuyés sur les mollets de ses adversaires. Nicolas Sarkozy ? « Son bilan est assez creux. Il n’y a pas eu de grandes mesures pendant le quinquennat ». Et François Hollande ? « Lui non plus ne déborde pas vraiment d’idées innovantes. Et sa taxe à 75% est une mesure parfaitement électoraliste », pense Eric Domard.

Pour l’instant, ce programme ne semble pas avoir convaincu beaucoup de sportifs. A part Pierre Lartigue, ancien pilote automobile et Bob Feeler, pilote de moto dragster, personne n’a apporté son soutien à Marine Le Pen.

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , | 2 Commentaires

Sarkozy veut la « médaille d’or »

Jeudi, c’était « sport » pour le président-candidat. Pas de footing pour garder la ligne mais du sport politique. Avec son ministre David Douillet, Nicolas Sarkozy a rencontré jeudi des acteurs du monde sportif, à Domont, dans le Val d’Oise.

Accueilli par Jérôme Chartier, député-maire UMP de Domont, le président sortant a bu, mangé et parlé sport. Histoire d’évoquer un sujet largement oublié pendant cette campagne. Après un petit-déjeuner avec les présidents d’associations, il a chaussé ses crampons, direction le stade municipal. Une rencontre avec l’équipe de foot féminin, puis avec les rugbymen avant de présenter quelques propositions sur le sport (que je détaillerai la semaine prochaine).

Les JO en France en 2024 ?

Seule grosse annonce du candidat UMP, une date pour la prochaine candidature de la France aux Jeux Olympiques. A en croire le compte Twitter de Jérôme Chartier, « la bonne année, c’est 2024″. « Je pense qu’il faut maintenant qu’on professionnalise nos candidatures, il faut que la France la choisisse, qu’on s’y mette tous et qu’on soit très professionnels », a lancé Nicolas Sarkozy. Après la débâcle de la candidature d’Annecy pour les JO d’hiver 2018, un peu de professionnalisme ne ferait pas de mal.

« Le synthétique, c’est plus technique ? »

Image de prévisualisation YouTube

Après ce parcours de santé dans le Val d’Oise, Nicolas Sarkozy a terminé sa visite par un meeting dans la commune de Saint-Brice-sous-Forêt. Près de 2.000 militants chauffés à blanc par le député-maire de Domont et David Douillet himself l’attendaient.

« Nicolas Sarkozy, un sportif de haut niveau »

Si le président n’est pas revenu sur ses propositions pour le monde du sport lors ce meeting, le ministre des Sports, lui,  a brûlé quelques calories pour son candidat. L’ancien judoka a filé la métaphore sportive sur scène à plusieurs reprises. « La France est inscrite dans une compétition de haut niveau », a d’abord expliqué David Douillet. « Elle a besoin de sang-froid. Nicolas Sarkozy est un sportif de haut niveau. C’est la personne qu’il nous faut ».

Fidèle parmi les fidèles, Douillet ne s’est pas économisé. Pendant cinq bonnes minutes, il a préparé l’accueil du président à la manière d’un speaker de stade. « Nicolas Sarkozy est en train de mener la France sur la voie de la réussite ». Et ma phrase préférée pour conclure :  « aidez-le à gagner ce nouveau combat, aidez-le à gagner une nouvelle médaille d’or ».

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , , , , | 2 Commentaires

Hollande veut « prescrire » le sport

Deuxième match de la présidentielle à J-11. Après François Bayrou, c’est au tour d’un autre François, Hollande cette fois, d’enfiler son short. Tableau noir et schémas tactiques à l’appui, le candidat socialiste dévoile ses propositions pour le monde du sport.

Au mois de février, le candidat PS est l’invité de l’émission Paroles de candidat sur TF1. Ce jour-là, François Hollande joue vers l’avant et dégaine sa « taxe crampon » en proposant d’imposer les très hauts revenus (plus de un million d’euros par an) à hauteur de 75%. Seule réelle surprise (même Jérôme Cahuzac, responsable de la fiscalité de la campagne, interrogé une heure plus tard par Yves Calvi, est pris de court) dans sa campagne, cette proposition a été très extrêmement commenté dans le monde du foot.

« La taxe à 75% sera appliquée la première année »

Aucun regret sur cette sortie dans l’équipe de campagne du candidat PS, au contraire. « On les a bien remués », nous confie Valérie Fourneyron, responsable du pôle Sport de la campagne. A l’UMP, certains détracteurs ont tenté d’expliquer que, de toute manière, Hollande n’appliquerait jamais cette mesure s’il été élu. Alors, intox ou proposition concrète ? « Bien sûr, elle sera appliquée. Dans la première année de son mandat », avance même la député-maire de Rouen.

Bon, taxer les footeux qui gagnent beaucoup, ça, on a compris. Et sinon ? Premier constat, on a bossé sur le sport au PS. Pour preuve, c’est le seul candidat à avoir fait un meeting sur cette thématique, le 11 février dernier, à Créteil. Hollande a même pris devant un parterre de sportifs professionnels 30 engagements précis.

Le discours de François Hollande à Créteil :

http://www.dailymotion.com/videoxok2qf

Première proposition du candidat socialiste, « inscrire le sport de l’école à l’université ». Et des moyens sont déjà prévus : dans le cadre des 60.000 créations de postes dans l’éducation nationale, on n’oublie pas les professeurs d’EPS. Si vous n’avez pas encore fini vos études et que vous aimez le sport, ressortez votre vieux jogging, c’est reparti pour les tours de terrain, les parties de foot dans la cour des 4e et la découverte très étrange de l’acrogym.

Le PS veut aussi soutenir davantage le travail des associations dans le monde du sport. Là non plus, rien de révolutionnaire mais on sent un réel investissement. « Le sport n’est pas un luxe, c’est une nécessité », explique même Valérie Fourneyron.  Et de tacler au passage le gouvernement : « le sport a été méprisé pendant 5 ans. Pas moins de cinq ministres se sont succédé en cinq ans. Pire, Nicolas Sarkozy avait promis d’allouer 3% du budget de l’Etat au sport. Aujourd’hui, le budget est de 0,15% ».

Le sport, un bon médicament ?

François Hollande propose ensuite un meilleur « accompagnement des sportifs de haut niveau après leur fin de carrière ». Enfin, et c’est certainement sur ce point que le PS innove le plus, les socialistes veulent « développer la prescription du sport par les professionnels de santé ». Valérie Fourneyron, responsable du pôle Sport de la campagne, est convaincue sur ce point : « imaginez un médicament qui diminue les maladies cardio-vasculaires, qui limite les risques du vieillissement et le stress au travail et qui ne coûte rien à la sécurité sociale. On l’a, c’est le sport ! » Docteurs, à vos ordonnances.

Si le sport n’a pas été l’un des sujets fondamentaux de la campagne, le PS a quand même voulu mettre les formes. En dénichant des soutiens sportifs connus (ou un peu moins), comme Vikash Dhorasoo, Thierry Rey (ancien judoka et… ancien gendre de Jacques Chirac), Pape Diouf (ancien président de l’OM), Yannick Noah ou encore Thomas Bouhail (gymnaste), François Hollande s’est constitué une véritable équipe. Suffisant pour gagner le match ? Réponse le 22 avril et le 6 mai.

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , | 2 Commentaires

La « taxe crampon » ne fera pas partir Pastore

Javier Pastore est argentin mais s’il avait pu voter à la prochaine élection présidentielle, peut-être aurait-il glisser un bulletin François Hollande. Aucune certitude mais la star du PSG, achetée à prix d’or (42 millions d’euros l’été dernier), accepterait d’être taxé sur ses revenus à hauteur de 75%, comme le prévoit le candidat socialiste s’il est élu.

Dans une interview accordée au journal Le Monde, le meneur de jeu argentin a accepté de donner son avis sur cette mesure tant décriée par le monde du foot, il y a un peu plus d’un mois. « 75%! Je crois que c’est une folie. Mais si je dois payer, je paierai ». Car, précise-t-il, « nous devons nous montrer solidaires envers ceux qui souffrent et assumer notre statut ».

Un « gaucho » socialo ?

Avec un salaire mensuel de 350.000 euros, Javier Pastore est le footballeur le mieux payé en France. Un salaire faramineux qui ne semble pas lui faire perdre la tête. « Ce n’est pas l’argent qui me fait passer d’un club à un autre. Quand j’ai commencé ma carrière professionnelle en Argentine, j’ai touché deux mois de salaire en deux ans. Et cela ne m’a pas posé de problème, j’étais heureux comme ça ».

Pastore n’a rien du « Che Guevara du foot » mais il dit comprendre la polémique autour du salaire des joueurs professionnels. « Il y a beaucoup de pauvreté dans le monde, il y a des gens qui meurent de faim », a-t-il expliqué dans le même entretien.

Un soutien pour Hollande ?

Au PS, on jubile déjà et on pense même à contacter « el flaco » avant la fin de la campagne. « Ça valide ce qu’on pense », nous confie Brigitte Bourguignon, secrétaire nationale en charge des sports au PS. « Quand les choses sont expliquées correctement, les footballeurs montrent qu’eux aussi, peuvent faire preuve de solidarité ».

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , , , | Commentaires fermés

Bayrou propose de taxer les transferts

A 17 jours du premier tour de l’élection présidentielle,  j’ai décidé de jeter un œil sur les programmes sportifs des candidats. Car mis à part la fameuse « taxe crampon » de François Hollande, le sport fait partie des oubliés de la campagne. Il était temps de corriger le tir. C’est François Bayrou qui a gagné le toss (alphabétique, je précise). C’est donc lui qui tire le premier. Que le match commence !

On connaît sa passion pour l’équitation. En interrogeant son équipe de campagne, je me suis laissé entendre dire qu’il suivait également le rugby, l’aviron, le cyclisme et le… canoë-kayak (forcément, Tony Estanguet vient de Pau !). Mais est-ce qu’il est pour autant calé sur le sujet ? « Bien sûr », affirme le député européen, Jean-Luc Bennahmias. « C’est un sujet oublié de la campagne mais pas par nous ».

« Un sportif qui gagne 800.000 euros par mois, c’est indécent »

Au MoDem, ils veulent montrer qu’ils ont potassé le sujet. Jean-Luc Bennahmias nous détaille donc leurs trois propositions « phares ». « Il faut d’abord une meilleure liaison entre l’éducation et les fédérations. Il est impératif de valoriser les performances sportives à l’école ». Bayrou propose en fait d’aider les petits as du ballon rond, de la balle jaune et autres sports dans leur cursus scolaire. Comme aux Etats-Unis où les bons sportifs accèdent plus facilement aux meilleures universités.

Deuxième préoccupation, « une meilleure reconnaissance du sport féminin ». Et Jean-Luc Bennahmias d’expliquer : « quand on voit les audiences de W9 sur le foot féminin, on se rend compte qu’il y a un besoin urgent de mieux valoriser le sport féminin ». Pour les détails, on verra le 6 mai…

Enfin, thème capital, les finances du sport. « François Bayrou veut maintenir le budget des sports sans pour autant faire peser cette charge sur les contribuables français ». Jean-Luc Bennahmias avance même quelques idées : « il faudra taxer davantage les très hauts revenus des sportifs ». Sur la « taxe crampon », il semblerait que les deux François de l’élection soient d’accord. « Un joueur qui gagne 800.000 euros par mois, c’est indécent ».

Marouane Chamakh soutient Bayrou

Conscient que la France ne pourra pas tout faire toute seule, le MoDem souhaite travailler main dans la main avec les institutions européennes. « La France devra également appuyer le fair-play financier de Michel Platini et taxer davantage les transferts ». C’est ici que se situe la petite nouveauté. Même si deux députés UMP avaient proposé un amendement en ce sens au mois d’octobre dernier, Bayrou est bien le premier à lancer cette idée sur le tapis.

Et, fait assez rare, le MoDem a réussi à attirer dans ses filets le soutien d’un footballeur. Après avoir figurer sur la liste de Jean Lasalle pour les élections régionales de 2010, le footballeur Marouane Chamakh (Arsenal, ex-bordelais) a affirmé qu’il soutenait François Bayrou en 2012. Une idée de reconversion ?

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , | 1 Commentaire

Candeloro patine sur la campagne

Pour les fans de patinage, Philippe Candeloro, c’est Lucky Luke sur des patins ou des saltos arrière pour assurer le spectacle. Même si vous n’êtes pas un inconditionnel de la valse des patins, vous connaissez forcément la gouaille et les grivoiseries du partenaire, à la télé, de Nelson Monfort. Quand il n’est pas sur la glace, Candeloro s’intéresse aussi à la politique. En 2007, il avait même soutenu Nicolas Sarkozy.

Aux côtés de Jean-Luc Crétier (ancien champion olympique de ski), de David Douillet, Bernard Laporte ou encore Christophe Dominici, Philippe Candeloro avait assisté au grand meeting de Bercy durant la première campagne présidentielle de Sarkozy. Cinq ans plus tard, il avoue à demi-mot quelques regrets. « Ça m’a porté préjudice. Quand la mairie de Colombes (banlieue parisienne) a changé de bord en 2008 (le socialiste Philippe Sarre a été élu), on ne m’a pas ouvert les portes de la même manière ». Du coup, l’ancien médaillé de bronze olympique préfère ne pas se prononcer.

« Hollande, j’ai du mal. C’est physique ! »

Il ne dira pas pour qui il votera mais étale sans trop d’état d’âme ses convictions politiques. « Homme de droite » et séduit par les « discours libéraux », Candeloro se laisse aller volontiers à un discours contre l’assistanat. « Il y en a pas mal qui profitent du système. J’en vois certains qui gagnent plus dans la rue que d’autres qui se lèvent tôt le matin ».

S’il ne veut pas dévoiler son vote au prochain scrutin, on devine assez facilement qu’il aime bien le président-candidat. « Je n’ai pas grand-chose à redire à son quinquennat. Quand il dit quelque chose, il le fait. Certes, il n’a pas pu mettre en place tout ce qu’il voulait mais ce n’est pas vraiment de sa faute, la crise est passée par là ». Un seul reproche peut-être sur le ministère des Sports. « En changeant de ministres à plusieurs reprises (10 au total, ndlr), c’est difficile de mettre en place une politique digne de ce nom », laisse échapper Candeloro.

Souvenirs, souvenirs…

Image de prévisualisation YouTube

Après sa carrière sportive, Philippe Candeloro s’est reconverti dans la télé et la téléréalité (La Ferme Célébrités ou Danse avec les Stars). A chaque fois qu’il est sur un plateau télé, il lâche une bonne grivoiserie. Sur la politique, Candeloro n’a pas non plus un discours trop formaté.

« Marine Le Pen dit des choses vraies »

Juste un mot sur les prétendants au titre pour la présidentielle. François Hollande : « c’est peut-être physique, mais j’ai du mal à accrocher. Il a quand même été très bien préparé pour cette campagne ». Mélenchon : « il est important dans la campagne, j’aime bien son côté rentre dedans ». Et Marine Le Pen : « elle souffre beaucoup de l’image de son père mais elle dit quand même des choses vraies ».

Ah, si, j’allais oublier. Difficile de parler avec Philippe Candeloro sans lui demander un petit mot sur son compère, Nelson Monfort. Alors, Philippe, il vote pour qui ? « Je n’en sais rien du tout. On ne parle jamais de politique. Il peut bien voter pour un tel ou un tel, j’en ai rien à caguer ! » Tout en finesse.

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , | 2 Commentaires

Les bookmakers misent sur Hollande

Tous les jours, les instituts de sondage donnent des pronostics différents sur les intentions de vote pour l’élection présidentielle. Sarkozy en tête et Hollande deuxième, le lundi. L’inverse le lendemain. On finit par s’y perdre même si une tendance se dégage. Mais pour avoir une autre version sur l’issue de ce scrutin, il y a aussi les paris. Oui, oui, les bookmakers sportifs proposent de miser sur la prochaine élection. Et à en croire les cotes, c’est François Hollande qui tient la corde.

Repérée par la Tribune, cette offre assez originale provient de Belgique. La société Ladbroke, spécialisée dans les paris sportifs, a lancé depuis une semaine la possibilité de miser sur l’élection présidentielle. En France, ce genre de pari est strictement interdit. « Seuls les paris sportifs, les paris hippiques et le poker en ligne sont autorisés », rappelle l’Arjel (Autorité de régulation des jeux en ligne).

Sarkozy en tête au premier tour

Le site de paris sportifs Ladbroke confirme la bonne santé du président-candidat dans les sondages. Si on regarde les cotes, Nicolas Sarkozy arrive en effet en tête du premier tour. Favori des bookmakers, sa cote est de 1,66, contre 2,10 pour François Hollande et 34 contre 1 pour François Bayrou et Marine Le Pen. Au second tour, c’est le candidat PS qui l’emporterait assez largement, si on se fie uniquement aux cotes (1,33 contre 3,25).

Comme les récents sondages l’ont montré, un changement s’est opéré pour le premier tour. Il y a une semaine, le candidat PS était en tête. Et depuis lundi, la tendance s’est inversée, Sarkozy est repassé en tête. Mais rien n’est figé. Un petit rappel pour ceux qui ne préfèrent les jeux de grattage, les cotes bougent en fonction du nombre de parieurs.

Une fortune en misant sur Poutou

A moins d’avoir beaucoup d’argent à miser, vous ne risquez donc pas de faire fortune avec l’élection présidentielle. Exemple : si vous misez 10 euros sur Sarkozy au deuxième tour, vous gagnerez 32,50 euros. Pas bézef. En revanche, il y a peut-être un gros coup à faire en misant sur Philippe Poutou comme futur président de la République. Avec une cote à 210 contre 1, les profits peuvent grimper rapidement.

Publié en Non classé | Taggué , , , , , , , , | 4 Commentaires